
Parallèlement, la loi de moore serait terminée. Les microprocesseurs ne vont donc plus évoluer en puissance. La conclusion directe
de cet état de fait est qu'il va falloir chercher la puissance là où elle est. On ne peut plus parier sur l'avenir en espérant une croissance
de la puissance des serveurs. Or la puissance des serveurs atteint très rapidement leur limite, il reste donc
un vaste terrain à exploiter du côté des clients... Sans renoncer aux principes de base du web et sa simplicité de
déploiement.
Aujourd'hui, les approches sont multiples. Avec Silverlight ou flash,
il est possible de créer des applications web plus riches, même si ces technologies peuvent encore murir. Cependant, ces technologies
ne font que remplacer la couche de présentation et sont donc des solutions partielles au problème exposé.
Lascom fait le choix d'Office avec l'introduction d'Office Workshop. Les raisons de ce choix sont simples,
1- Excel est l'outil de prédilection pour travailler sur les données en lecture pour faire des rapports et en écriture.
2- Excel est largement déployé et la plupart des utilisateurs savent s'en servir. Le mode déconnecté vient à la portée de tout le monde.
3- Beaucoup de métier a été intégré dans la suite Office
4- Excel permet d'exploiter la puissance du client.
Pourquoi proposer cette solution maintenant alors qu'Excel existe depuis bien longtemps ? Cela tient aux principes du web : montée en charge et
déploiment simple. On ne peut remplir ces deux dernières conditions qu'avec le format OpenXml, les autres solutions nécessitent effectivement
des architectures complexes avec des serveurs de traitement dédiés pour Excel.
Par ailleurs, OpenXml rend la solution relativement indépendante de la version du client.
Il ne reste donc plus qu'à concrétiser ce projet... Dont les premières phases sont déjà disponibles !
Par Charles HENRIOT le 12 décembre 2008, 18:11
Catégorie : Innovation
Bonjour,
Quel plaisir de pouvoir s'exprimer librement sur mon tout nouveau blog ! Marié depuis 40 jours, il y a beaucoup à dire...
Plus sérieusement, étant directeur technique de Lascom cela me donne l'occasion de réfléchir sur le futur des applications telles qu'Advitium.
Quel avenir pour les applications métier ?
Les applications web sont devenues la norme aujourd'hui. Cela ne s'est pas fait sans mal pour les applications traditionnelles comme Advitium qui ont dû investir massivement pour réaliser cette transition. Ainsi, toute l'industrie du web s'est donc focalisée sur ces nouvelles architectures et ses intérêts. Et cet enthousiasme en a masqué les inconvénients : si le web permet de répondre à un accès aux applications depuis n'importe quel endroit et n'importe quel poste, cela ne va pas sans contraintes, contraintes qu'on souvent tendance à oublier.
Revenons un peu en arrière :
Comme Internet était essentiellement une façade où le design avait une place centrale, les applications ont dû suivre ce même mouvement.
Ainsi, on a vu les designers web et les concepteurs d'applications discuter ensemble pour offrir des interfaces plus proches des attentes des utilisateurs : l'apparation de couleurs dans les applications, des interfaces plus épurées, plus simples et dont les principes sont toujours les mêmes (je clique et je vois). Cette uniformisation et simplification ont alors permis de toucher des utilisateurs auparavant inaccessibles.
Le web (HTTP, HTML...) vient effectivement du secteur de l'imprimerie (SGML) avec une mise en page statique mais fidèle qui est loin des exigences des applications interactives. Les premières initiatives pour rendre ce modèle plus vivant vient de macromédia avec Flash, mais dans un but essentiellement marketing. Le Web 2.0 était donc la réponse des applications qui achevait donc l'ouvrage du web. Tout le monde peut donc être web : l'information, le design et les applications métier... En principe.
Mais si cette logique prévaut effectivement pour des sites dont le principal objectif est de fournir de l'information, le défi est plus ardu pour les applications. Ces dernières doivent à la fois répondre aux besoins d'utilisateurs "chevronnés" et d'utilisateurs occasionnels.
Car ce mouvement de simplification a entrainé des coûts et une ergonomie globale moins propice à une utilisation intensive quotidienne.
En parallèle, cette évolution de l'ergonomie s'est donc naturellement accompagnée d'une centralisation des serveurs pour garantir cet accès unique et cette information unique.
Ainsi, la puissance de calcul des postes clients est inutilisée au détriment de la puissance des serveurs qui est souvent le facteur limitant. Ce deuxième coût en plus de l'ergonomie a un impact fort pour les utilisateurs.
En conséquences, il convient de donner une réponse satisfaisante à toutes ces exigences : accès unique et simple mais surtout rapide et performant.
La suite la semaine prochaine...
Par Charles HENRIOT le 23 octobre 2008, 11:18
Catégorie : Nouveautés